MOUVEMENT DEMOCRATIQUE SOCIALE ET LAIQUE (MDSL)
  Motion du 2ème Congrès du MDS
 

 

Motion du 2ème Congrès du MDS
 
 
Le Mouvement Démocratique et Social –MDS- réuni en congrès les 22 et 23 février 2007, adopte la motion qui suit :
 
Le MDS tient son 2ème congrès, le congrès « Hachemi Cherif », en hommage à notre camarade disparu prématurément le 02 août 2005.
 
Le congrès se tient après plusieurs reports et après que le pouvoir en a empêché la tenue le 21 et 22 décembre 2006.
 
Il se tient dans une configuration exceptionnelle. Des anciens membres du MDS, en rupture organique avec le mouvement et pour trois d’entre eux faisant l’objet d’une exclusion pour travail fractionnel et violation des règles de fonctionnement collégiales, accompagnés par des personnes étrangères au mouvement ont tout fait pour empêcher que le congrès se tienne, en multipliant les provocations et agressions verbales  et insultes en présence de la presse et des invités au congrès (personnalités nationales, représentants de la société civile) Le pire a été évité grâce à la maturité politique, au calme et à la cohésion des militants du MDS.
 
Cette situation grave constitue l’aboutissement d’une démarche encouragée depuis deux ans visant à démobiliser le MDS et le faire rentrer dans le rang, comme tous les partis politiques.
 
En effet, la singularité du MDS est sa ligne tout entière axée sur la double rupture, avec le système et avec l’islamisme politique, sur le refus de la compromission, fut-elle à travers la participation aux élections.
 
Au plan national, le congrès se tient dans un contexte politique marqué par une aggravation de la situation sur tous les plans : échec de la politique dite de réconciliation nationale comme en témoigne la recrudescence des attentats intégristes, un pouvoir qui navigue à vue sans projet de sortie de crise, des millions de nos concitoyens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté quand les caisses de l’état sont pleines. Une corruption endémique à l’exemple de l’affaire Khalifa, la répression de toute contestation de l’ordre établi et refus de toute expression politique, syndicale, sociale autonome.
 
C’est dans ce contexte que les élections législatives sont programmées pour le mois de mai 2007.
 
Comme il l’a toujours fais, le MDS tout en affirmant son attachement de principe au suffrage universel comme mode d’expression démocratique, il n’appréhendera pas toutes échéance électorale indépendamment de la nature de la crise qui frappe notre pays et ses véritables enjeux.
Le MDS ne conçoit pas de participation à des élections que si elles concouraient à une véritable sortie de crise, si elles s’inscrivaient dans le processus de disqualification de l’intégrisme et de rupture avec le système rentier et les forces qui les portent.
 
Les élections qui se tiendraient dans un contexte dans lequel les partis-Etat continuent à utiliser sans limites les moyens publics où le droit à l’organisation et le droit à l’expression autonome des forces sociales, syndicales, associatives et politiques ne sont pas assumés dans les faits ; d’autant plus que la pression terroriste n’a pas disparue, conséquence de la politique du pouvoir qui, par ailleurs, garde le monopole d’accès aux médias lourds et notamment la télévision.
 
Des élections tenues dans de telles conditions ne peuvent que consacrer davantage le caractère obsolète de la classe politique, aggraveront la coupure entre l’Etat et la société, et serviront en fin de compte à légitimer l’alliance islamo-conservatrice. A de telles élections, le MDS ne participera pas.
 
Le MDS affirme que toute sortie durable et réelle de la crise que traverse notre pays doit :
 
-                         Réaffirmer et consolider le caractère républicain, moderne et démocratique de l’Etat , en disqualifiant politiquement l’intégrisme islamiste, notamment par l’abrogation de l’article deux de la Constitution.
-                         Affirmer l’égalité de la femme et de l’homme, par l’abrogation du code de la famille  et en lui substituant des lois civiles consacrant la citoyenneté pleine et entière.
-                         Assumer concrètement l’identité algérienne dans sa diversité, par la prise en charge effective de sa dimension amazighe.
-                         Passer de l’économie de rente qui caractérise encore fondamentalement notre économie et génère gaspillage, corruption et injustices, à une économie moderne basée sur le développement des forces et moyens de production, avec une juste répartition des richesses.
-                         Promouvoir une citoyenneté pleine et moderne, qui passe aussi par le respect du droit à l’organisation et à l’expression autonome.
 
 
Les congressistes saluent et se solidarisent avec les luttes en cours pour la liberté, la modernité, la citoyenneté, la démocratie et la paix dans le monde ; particulièrement en Palestine et en Irak.
 
Le MDS appelle l’ensemble des citoyennes et citoyens organisés ou pas et qui partagent ces idéaux patriotiques et de progrès si bien incarné par notre camarade Hachemi Cherif, à le soutenir et à le rejoindre dans son combat pour une Algérie moderne démocratique et solidaire.
 
Le MDS exprime, plus que jamais sa détermination à contribuer avec toutes les forces porteuses d’avenir, sociales, syndicales, associatives et politiques qui luttent et résistent au quotidien, à construire le rassemblement démocratique, moderne, et autonome dont l’Algérie a besoin.
 
                                                                                       Alger , le 23 février 2007
                                                                                 Le Congrès National 
 
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