MOUVEMENT DEMOCRATIQUE SOCIALE ET LAIQUE (MDSL)
  L’impossible speculation
 
L'Expression Edition OnLine - 26 Février 2009 
ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
L’impossible spéculation
26 Février 2009
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Au fur et à mesure que le jour J approche, la moindre spéculation devient difficile.
Le compte à rebours pour l’élection présidentielle du 9 avril prochain commence. On n’est ni plus ni moins qu’à 43 jours du jour J.
La vérification des dossiers des 11 postulants qui ont déposé leurs dossiers de candidature est entamée depuis mardi dernier.
Aussi, des groupes de travail composés de membres du Conseil constitutionnel et de juges sont installés pour le décompte et le contrôle des signatures et l’étude des dossiers.
Le Conseil constitutionnel rendra la dernière liste des candidats officiels le 5 mars prochain.

Avant-goût de la campagne
S’il est vrai que la campagne électorale commence officiellement le 19 mars prochain, il est vrai aussi que les signes avant-coureurs d’une précampagne encombrante sont d’ores et déjà perceptibles.
Le coup est donné par des sorties, quoique insignifiantes, mais qui témoignent toujours de ce caractère préparatoire d’un rendez-vous électoral.
Dans les coulisses des partis en lice, les choses semblent clarifiées du moment que leurs dossiers sont au stade d’étude au niveau du Conseil constitutionnel, prestige dont n’ont pas bénéficié 14 personnes, parmi celles qui ont formulé des lettres d’intention.
Les candidats qui sont en attente de la validation ou non de leurs dossiers, se sont évertués ces derniers jours, après avoir dépassé le problème des signatures, à expliquer, dans des salles fermées à la presse, les grandes lignes de leur programme électoral.
Plusieurs d’entre eux se sont succédé ainsi, comme dans un jeu de rôle, en l’espace de 24 heures seulement, qui dans des conférences de presse, qui par le biais de communiqués, à «prouver leur existence», expression chère à l’un des leaders de la mouvance démocratique.
Ces sorties médiatiques des participants à la course «vers le Palais d’El Mouradia» donnent un avant-goût de ce que sera la campagne électorale.

La guerre des programmes s’intensifie
Ces derniers jours étaient l’occasion pour des candidats de mettre en avant leur programme en discréditant, dans des termes clairs, ceux des autres.
Entre une Louisa Hanoune qui jure par tous les trotskistes d’instaurer un système socialiste et se targue d’être la seule alternative pour le pays et un Bouâcha qui s’engage à construire une véritable économie dirigée et qui dit que la course sera concentrée entre lui et le président sortant Bouteflika, il y a vraiment de quoi alimenter les critiques et les chroniques.
Un semblant de suspense est donc né pour laisser apparaître une sorte de compétition qui, en vérité, n’a jamais eu lieu, du moment qu’aucune confrontation directe entre les candidats, aucun débat contradictoire n’est engagé ni du moins programmé.
La secrétaire générale du PT, Mme Louisa Hanoune s’est dit partante pour une telle perspective ET le président du Mouvement national de l’espérance (MNE), le Dr Mohamed Hadef? s’est même engagé et a invité les autres postulants à un débat où idées et programmes se confronteraient, mais à l’horizon, aucune initiative ne se profile pour le moment.

L’abstention, seul obstacle
Dans leurs dernières sorties, quelques postulants ont tenu à minimiser l’ampleur de l’abstention et sont allés même à pronostiquer un taux «acceptable» de participation.
D’autres, à l’instar de Omar Bouâcha, président du Mouvement El Infitah (ME) et Louisa Hanoune, représentante du Parti des travailleurs (PT), ont reconnu publiquement que les signes de l’abstention sont lisibles et assimilés par M.Bouâcha à un manque de «maturité politique» des citoyens.
Une reconnaissance méritoire d’un candidat ayant souffert de l’impopularité et qui se trouve hors course, disant que les citoyens en ont marre et ont toute latitude de boycotter.
Sentiment aggravé par l’appel de larges pans de la société et de la scène politique à faire du boycott de l’élection un «événement» de l’histoire. Le Front des forces socialistes, (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Mouvement démocratique social et laïque (Mdsl), des ex-responsables du FIS dissous et d’autres acteurs, ont tous lancé des appels au boycott.

Un suspense faussé
Le suspense que vit, à tort ou à raison, la société à l’approche de tout rendez-vous électoral est faussé par, d’un côté, la déconnection des citoyens de la chose politique et de l’autre, par les nouvelles donnes sur le plan social.
Le retour des attentats terroristes qui ont ciblé dernièrement les wilayas de Tébessa et de Jijel sont pour quelque chose dans ce climat un peu délétère. La saisie dernièrement, en Italie, d’une importante quantité de faux billets de 1000 dinars qui auraient été, selon les services de renseignements italiens, destinés pour financer des attentats terroristes à la veille de l’élection présidentielle, ont jeté l’émoi et ont laissé planer une ombre sur ce scrutin sur le plan sécuritaire.
Par ailleurs, il est à classer dans le même catalogue la grève ouverte et illimitée du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) qui intervient, faut-il le souligner, dans le contexte de l’élection présidentielle du 9 avril prochain.
Il devient ainsi difficile de spéculer sur ce que sera le jour J.
Karim AIMEUR
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