MOUVEMENT DEMOCRATIQUE SOCIALE ET LAIQUE (MDSL)
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 MDSL
Avant-projet de plate-forme du Mouvement démocratique social et laïque

L’Algérie traverse une des périodes les plus sombres de son histoire. Le bilan du terrorisme islamiste est particulièrement lourd. Les statistiques font état de dizaines de milliers de morts. Les ravages du terrorisme, cependant, ne se réduisent pas à une simple chronique macabre. L’Algérie aura à gérer les conséquences désastreuses de ce terrorisme, à savoir les séquelles psychologiques occasionnées par la barbarie à laquelle celui-ci a eu recours dans ses méthodes d’extermination de la population.
A côté de cela, la situation sociale et économique du pays est indescriptible. La crise est si profonde que le pays sombre au moindre prétexte dans l’émeute. Pourtant, le Trésor public regorge de dollars et l’embellie financière aurait pu être saisie comme une aubaine pour redonner de l’espoir et être le signal d’un nouveau départ. Le chômage, chez les jeunes en général et les diplômés en particulier, atteint des proportions alarmantes, la paupérisation a gagné de larges couches de la société et même les classes moyennes dont on sait le rôle crucial dans la vie d’un pays sont touchées de plein fouet par la crise. Que dire alors de la situation catastrophique des travailleurs ou des retraités ? Le désespoir est tel que l’acte de partir, de quitter sa famille et les siens, pour l’écrasante majorité de notre jeunesse, est devenu le salut unique pour échapper au marasme d’un quotidien devenu de plus en plus insupportable. Au plan sanitaire, la situation est dramatique puisqu’à côté de la décrépitude des hôpitaux et de leur abandon par l’Etat, on assiste à la résurgence de maladies comme la tuberculose ou la peste que l’on croyait disparues. L’économie du pays, tournée essentiellement vers l’extraction du pétrole et sa commercialisation, demeure totalement extravertie après plus de quarante années d’indépendance. Au lieu d’organiser l’industrie et l’agriculture pour satisfaire au mieux les besoins de sa société en favorisant l’émergence d’une production nationale diversifiée et de s’appuyer sur ses compétences, l’Algérie est devenue un immense réceptacle de marchandises importées et un pays qui ne reconnaît pas la valeur de ses propres travailleurs puisqu’il fait appel y compris à la main-d’œuvre étrangère non qualifiée.
L’islamisme a trouvé entièrement son compte dans cette économie débridée par le libéralisme sauvage : il a banalisé et légalisé ses activités, il blanchit aujourd’hui impunément l’argent du racket et son butin de guerre, organise ses milliers de PME et se dote au vu et su de tout le monde de moyens colossaux pour continuer son lavage de cerveaux dans le réseau des mosquées et recruter la chair à canon pour ses maquis et ses kamikazes. L’expérience de ces vingt dernières années depuis les évènements du 5 octobre 1988, a été particulièrement édifiante au plan politique :
1- Elle a démontré et ce, de la façon la plus cinglante, que la manipulation de la religion à des fins politiques est une perversion meurtrière dont les conséquences sont désastreuses.
2- Elle a par ailleurs apporté la preuve irréfutable que l’islamisme politique et son bras armé le terrorisme ne peuvent pas se prêter par essence aux vertus du dialogue, qu’ils sont à combattre sur tous les plans au même titre que tout mouvement totalitaire et qu’il ne saurait y avoir de pardon ni de réhabilitation à ceux qui sont confondus de crimes.
3- Elle a confirmé le divorce de la société avec un système maffieux et largement corrupteur, basé sur la rente, réfractaire à tout changement et dont le seul objectif est de travailler à sa propre survie au détriment de l’intérêt supérieur du pays.
4- Elle a favorisé le retour en force du régionalisme, du tribalisme et du racisme ainsi que celui des zaouiate qui s’immiscent ouvertement dans la vie politique officielle.
5- Elle a inauguré la persécution des minorités religieuses et celles liées aux choix de la vie privée. La crise du pays est multidimensionnelle. Elle touche tous les secteurs de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Tous les chaînons de cette crise sont imbriqués entre eux de façon indissociable et prétendre la résoudre sans refonder l’Algérie sur des bases radicalement nouvelles est illusoire. Cette refondation passe inéluctablement par l’abrogation de l’article 2 de la constitution, la proclamation de l’Etat laïque, la disqualification des partis islamistes, des partis-Etats et de toutes les organisations satellites du pouvoir (UGTA, ONM, etc., etc.,). Cette refondation définira clairement la place et le rôle des institutions et veillera au respect de leur fonctionnement. Cet acte révolutionnaire aura un retentissement sans précédent sur le développement du pays et constituera l’acte de naissance de la nouvelle République. La République laïque mettra à l’abri les religions de toute manipulation à des fins politiques ou idéologiques et prendra résolument le chemin de la modernité en consacrant l’égalité des droits des femmes et des hommes et en déclarant caduque toute disposition contraire à cette valeur essentielle, tout particulièrement le code de la famille. La République sociale et laïque œuvrera pour une société solidaire où la valeur travail prend sa place, où le service public retrouvera sa force à travers une école publique ouverte sur l’universalité, un encouragement effectif de la recherche, une formation continue pour les salariés, des formations de seconde chance et des accompagnements à l’insertion sociale et professionnelle pour les jeunes exclus du système éducatif, une justice fiscale qui permette une équité sociale, un système de santé basé sur la prévention, une offre de soins publique de qualité et une politique culturelle, sportive et de loisirs de proximité accessibles à tous et une solidarité citoyenne et non pas de charité envers les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. La nouvelle République résoudra démocratiquement la crise identitaire nationale et plurielle, notamment en faisant de tamazight une langue officielle. Au niveau du système éducatif, l’Algérie devra promouvoir une école délivrée des pesanteurs obscurantistes, fondée sur l’esprit critique et le développement de l’autonomie du jugement. Elle devra aussi cultiver les exigences d’une pensée rationnelle ouverte aux valeurs universelles. Le système rentier bureaucratique qui a fait main basse sur le pays depuis des décennies l’a déstructuré, dévitalisé et généré une crise d’une rare intensité. Son bilan se résume en deux mots : banqueroute et voie sans issue. La solution unique qui reste à l’Algérie pour sortir de l’impasse de la crise est d’abolir les fondements sur lesquels s’arc-boute ce système et de s’inscrire dans une vision stratégique en pensant les questions fondamentales du développement. L’Algérie est orpheline d’un projet de société moderne apte à l’engager sur les rails du XXIe siècle et susceptible de l’arracher de l’ornière dans laquelle l’a clouée le système rentier. Autrement dit, seule la double rupture aussi bien par rapport au système rentier, maffieux et bureaucratique d’une part et l’islamisme politique d’autre part seront la clef du succès d’une telle démarche. Pour réaliser cette double rupture et atteindre ces objectifs patriotiques, le seul moyen est la mobilisation, la plus large des citoyens qui aspirent à la démocratie, à la liberté d’expression, à l’égalité et à l’universalité, et pour cela nous leur offrons un cadre de luttes, le MDSL, qui aura pour mission principale, l’émergence d’une République Algérienne Démocratique Sociale et Laïque.
P/ le comité national de préparation des assises du Mouvement démocratique social et laïque

 
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